L’annonce du partenariat entre Disney+ et ADN (Animation Digital Network) a suscité de nombreuses réactions au sein de la communauté anime française. Certains abonnés craignaient notamment un rachat d’ADN par Disney ou une disparition progressive de la plateforme spécialisée.
Face à ces interrogations, les deux entreprises ont apporté plusieurs précisions sur les contours de leur collaboration.
Plus de 1 500 épisodes d’anime arriveront sur Disney+
Le principal objectif de cet accord est de renforcer l’offre d’animation japonaise de Disney+ en France.
Plus de 1 500 épisodes issus du catalogue d’ADN seront progressivement ajoutés au service de streaming de Disney+. Parmi les séries citées figurent notamment Naruto, Assassination Classroom ou encore The Eminence in Shadow.
L’accord prévoit également l’arrivée régulière de nouveaux titres, y compris certaines séries diffusées en simulcast, soit quasiment en même temps que leur diffusion au Japon.
ADN reste une plateforme indépendante
Contrairement à certaines rumeurs, Disney ne rachète pas ADN.
La plateforme française continue d’exister normalement et conserve son propre catalogue, son système d’abonnement et sa stratégie éditoriale. Seule une partie des contenus sera proposée sur Disney+, tandis que l’intégralité du catalogue restera disponible sur ADN.
Pourquoi ADN accepte ce partenariat ?
Pour ADN, l’objectif est avant tout d’élargir son audience.
En rendant certains animes accessibles sur une plateforme grand public comme Disney+, la société espère toucher de nouveaux spectateurs qui ne sont pas forcément abonnés à un service spécialisé dans l’animation japonaise.
Selon Julien Lemoine, président d’ADN, cet accord doit permettre de rendre l’animation japonaise plus accessible tout en soutenant le développement futur de la plateforme.
De futures créations originales envisagées
L’un des aspects les plus intéressants de l’annonce concerne les projets à long terme.
Disney+ et ADN évoquent déjà des opportunités de co-développement et la création potentielle d’œuvres originales françaises liées à l’animation. Si aucun projet concret n’a encore été dévoilé, les deux partenaires affichent leur volonté de collaborer au-delà de la simple diffusion de séries existantes.
Une stratégie logique pour Disney+
L’anime est devenu l’un des secteurs les plus dynamiques du streaming en France. Disney+ possède déjà plusieurs licences populaires comme One Piece, Bleach: Thousand-Year Blood War ou Dragon Ball Z Kai.
Grâce à ADN, la plateforme renforce considérablement son catalogue et peut mieux rivaliser avec des acteurs spécialisés comme Crunchyroll sur un marché français particulièrement friand d’animation japonaise.
Ce qu’il faut retenir
Ce partenariat ne signe donc pas la fin d’ADN. Il s’agit avant tout d’un accord de distribution permettant à Disney+ d’accueillir une partie du catalogue de la plateforme française tout en ouvrant la porte à de futurs projets communs.
Pour les fans, cela signifie davantage d’animes accessibles sur Disney+, tandis qu’ADN conserve son rôle de plateforme spécialisée et son indépendance.
